Origine
Herbe ou feuille à pipe (variété de
Nicotania) appelée aussi Galenas
douce dans le Gondor.
Plante vigoureuse pouvant
atteindre jusqu’à deux mètres.
feuilles larges et vertes, fleurs rose
foncé
En se basant sur les recherches et l’herbier de Meriadoc Brandebouc (Maître
du Pays de Bouc et compagnon de l’Anneau, on estime l’arrivée de l’herbe à pipe
dans la Comté vers l’an 1070 selon le calendrier Hobbit). Elle fut plantée par
le vieux Toby (Tobold Sonneur de Cor) dans le quartier Sud, plus précisément à Langoulet.
L’herbe n’étant pas originaire de la Comté,
on suppose que le vieux Toby l’aurait découverte à Bree, lieu de passage et carrefour
commercial très fréquenté. La plante poussait d’ailleurs sur les versants
sud de la colline de cette petite localité. Les recherches de Meriadoc démontrent qu’elle
n’était pas originaire du continent. Les Hommes de l’Ouistrenesse l’auraient
ramenée par voie maritime en Anduin inférieur, puis elle aurait remonté au fil
du temps le long du Chemin Vert, pour atteindre le Nord du continent. D’ailleurs on la rencontrait
en abondance au Gondor. Dans cette contrée, elle était nommée « Galenas
Douce » et on l’y cultivait essentiellement pour la beauté de ses fleurs.
Culture et production de l’herbe à pipe
D’après ce que nous apprend encore Meriadoc Brandebouc, l’herbe à pipe était
cultivée dans le quartier Sud, où elle bénéficiait d’un microclimat
chaud et d’un environnement abrité qui facilitait son exploitation. On distinguait trois
types de tabacs : le Vieux Toby, spécialité du clan Sonnecor, était considéré par
la plupart comme le meilleur. De couleur blonde, il nécessitait plus de travail que le tabac
brun tel que la Feuille de Langoulet, l’Etoile du Sud ou le tabac de Bree.
L’herbe à pipe était ramassée
en bottes de feuilles appelées « Manoques ». Après la récolte,
on la séchait sous des hangars. Ensuite, elle subissait une fermentation de masse dans les nombreux
tunnels du quartier Sud. Ces deux étapes portaient le nom de « Capsage ».
Puis le tabac était transformé soit en menus grains (tabac à priser), soit en
filaments (tabac à pipe) ou encore en carottes (tabac à chiquer). Le tabac blond (ou
Vieux Toby) nécessitait une étape supplémentaire avant son découpage. On
le plaçait dans des tonneaux hermétiques, procédé qui permettait sa déshydratation
rapide et lui conservait sa couleur jaune.
On sait peu de choses sur le commerce et l’exportation de l’herbe à pipe, cependant
on imagine qu’elle était largement distribuée dans la Comté, ainsi qu’à Bree.
On peut également penser que Bree, de par son rôle de carrefour, devait revendre du tabac
de la Comté en plus de sa production locale, aux différents consommateurs : Nains,
Rôdeurs, Magiciens et autres. D’ailleurs, Saroumane n’oublia pas de se faire livrer
du tabac issu de la Comté, après l’avoir faite piller par ses propres sbires!
Matériel
En premier lieu, la pipe (A) était d’un usage
très répandu. Les Hobbits se servaient en général d’une pipe de terre
en argile blanche. N’étant pas de grands voyageurs, ils risquaient moins de la casser.
On les vit même utiliser des pipes de taille importante dont ils pouvaient reposer le fourneau
(autrement dit la tête de la pipe) sur le sol, ce qui ne nécessitait aucun effort - à l’image
de Bilbon Sacquet prenant le frais devant Cul-de-Sac.
La pipe de terre habituellement simple, pouvait de par sa composition argileuse, s’agrémenter
de différents ornements : têtes de personnages, d’animaux etc. Pour les Hobbits
voyageurs, le brûle-gueule avait davantage sa place. Cette courte pipe en bois (généralement
de buis) craignait moins les inconvénients du voyage. Le même raisonnement pouvait s’appliquer à la
tabatière (B) : celle-ci était davantage conçue pour un
usage sédentaire, tandis que la blague(C) était bien plus pratique pour
voyager. La tabatière, communément réalisée à partir de bois et
d’os, pouvait être très finement décorée. Contenant une faible quantité de
tabac, elle pouvait facilement être glissée dans une poche.
Quant à la blague, souvent faite de cuir, on la portait en bandoulière, ou encore on
la plaçait au fond un sac etc. Enfin, hormis la braise d’une cheminée douillette,
le meilleur moyen d’allumer sa pipe lors d’un voyage était d’utiliser des
silex (E), accompagnés de brindilles, le tout étant aisé à glisser
dans un petit sac de cuir. Les plus riches (tels que les Sacquet !) utilisaient de préférence
le brulain (D). Il s’agissait d’un petit pot d’étain dans
lequel on maintenait un peu de braise, ce qui s’avérait fort utile par temps de tempête.
Essai envoyé par M.MERELLE