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 Etudes - Essais et histoires - Herbe à pipe (1/1)
Herbe à pipe




Origine

Herbe ou feuille à pipe (variété de
Nicotania) appelée aussi Galenas
douce dans le Gondor.
Plante vigoureuse pouvant
atteindre jusqu’à deux mètres.
feuilles larges et vertes, fleurs rose
foncé

En se basant sur les recherches et l’herbier de Meriadoc Brandebouc (Maître du Pays de Bouc et compagnon de l’Anneau, on estime l’arrivée de l’herbe à pipe dans la Comté vers l’an 1070 selon le calendrier Hobbit). Elle fut plantée par le vieux Toby (Tobold Sonneur de Cor) dans le quartier Sud, plus précisément à Langoulet.

L’herbe n’étant pas originaire de la Comté, on suppose que le vieux Toby l’aurait découverte à Bree, lieu de passage et carrefour commercial très fréquenté. La plante  poussait d’ailleurs sur les versants sud de la colline de cette petite localité. Les recherches de Meriadoc démontrent qu’elle n’était pas originaire du continent. Les Hommes de l’Ouistrenesse l’auraient ramenée par voie maritime en Anduin inférieur, puis elle aurait remonté au fil du temps le long du Chemin Vert, pour atteindre le Nord du continent. D’ailleurs on la rencontrait en abondance au Gondor. Dans cette contrée, elle était nommée  « Galenas Douce » et on l’y cultivait essentiellement pour la beauté de ses fleurs.




Culture et production de l’herbe à pipe

D’après ce que nous apprend encore Meriadoc Brandebouc, l’herbe à pipe était cultivée dans le quartier Sud, où elle bénéficiait d’un microclimat chaud et d’un environnement abrité qui facilitait son exploitation. On distinguait trois types de tabacs : le Vieux Toby, spécialité du clan Sonnecor, était considéré par la plupart comme le meilleur. De couleur blonde, il nécessitait plus de travail que le tabac brun tel que la Feuille de Langoulet, l’Etoile du Sud ou le tabac de Bree.

L’herbe à pipe était  ramassée en bottes de feuilles appelées « Manoques ». Après la récolte, on la séchait sous des hangars. Ensuite, elle subissait une fermentation de masse dans les nombreux tunnels du quartier Sud. Ces deux étapes portaient le nom de « Capsage ». Puis le tabac était transformé soit en menus grains (tabac à priser), soit en filaments (tabac à pipe) ou encore en carottes (tabac à chiquer). Le tabac blond (ou Vieux Toby) nécessitait une étape supplémentaire avant son découpage. On le plaçait dans des tonneaux hermétiques, procédé qui permettait sa déshydratation rapide et lui conservait sa couleur jaune.

On sait peu de choses sur le commerce et l’exportation de l’herbe à pipe, cependant on imagine qu’elle était largement distribuée dans la Comté, ainsi qu’à Bree. On peut également penser que Bree, de par son rôle de carrefour, devait revendre du tabac de la Comté en plus de sa production locale, aux différents consommateurs : Nains, Rôdeurs, Magiciens et autres. D’ailleurs, Saroumane n’oublia pas de se faire livrer du tabac issu de la Comté, après l’avoir faite piller par ses propres sbires!


Matériel

En premier lieu, la pipe (A) était d’un usage très répandu. Les Hobbits se servaient en général d’une pipe de terre en argile blanche. N’étant pas de grands voyageurs, ils risquaient moins de la casser. On les vit même utiliser des pipes de taille importante dont ils pouvaient reposer le fourneau (autrement dit la tête de la pipe) sur le sol, ce qui ne nécessitait aucun effort - à l’image de Bilbon Sacquet prenant le frais devant Cul-de-Sac.

La pipe de terre habituellement simple, pouvait de par sa composition argileuse, s’agrémenter de différents ornements : têtes de personnages, d’animaux etc. Pour les Hobbits voyageurs, le brûle-gueule avait davantage sa place. Cette courte pipe en bois (généralement de buis) craignait moins les inconvénients du voyage. Le même raisonnement pouvait s’appliquer à la tabatière (B) : celle-ci était davantage conçue pour un usage sédentaire, tandis que la blague(C) était bien plus pratique pour voyager. La tabatière, communément réalisée à partir de bois et d’os, pouvait être très finement décorée. Contenant une faible quantité de tabac, elle pouvait facilement être glissée  dans une poche.

Quant à la blague, souvent faite de cuir, on la portait en bandoulière, ou encore on la plaçait au fond un sac etc. Enfin, hormis la braise d’une cheminée douillette, le meilleur moyen d’allumer sa pipe lors d’un voyage était d’utiliser des silex (E), accompagnés de brindilles, le tout étant aisé à glisser dans un petit sac de cuir. Les plus riches (tels que les Sacquet !) utilisaient de préférence le brulain (D). Il s’agissait d’un petit pot d’étain dans lequel on maintenait un peu de braise, ce qui s’avérait fort utile par temps de tempête.



Essai envoyé par M.MERELLE
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